Par Gérard Vilgrain-Bazin, archéologue, Président du G.R.A.C.
Le vivier de la roche noire
En 2007, un résident secondaire de Port-Bail, monsieur Daniel Chabert, nous a informé de la présence d’une structure parallélépipédique creusée dans le platier (schistes cambroordoviciens), quasiment à l'extrémité de la roche noire visible au nord du pont aux treize arches. La longueur est de 12,5 m et la largeur de 5 m. Malgré le comblement par la tangue, on peut estimer la profondeur aux alentours de 1 m ce qui correspond à une capacité à peu près équivalente à une soixantaine de m³. A l’extrémité ouest, un petit chenal a également été creusé afin d’effectuer, au moyen d’une vanne, la vidange du vivier. A cet égard, on peut observer les vestiges de deux morceaux de bois destinés au guidage de la vanne.
Le vivier partiellement colmaté par la tangue.
Restes de la vanne de vidange.
Représentation schématique de la structure.
Le vivier de l’Eglise Notre-Dame
Dans le courant de l’année 2010, monsieur Gilles Laisné, nous à fait part de la découverte d’une structure identique à la précédente mais située cette fois-ci, plutôt en face de l’église et à environ une quarantaine de mètres. Le relevé des principales dimensions n’étant pas évident à effectuer on peut cependant estimer la longueur à 5 m, la largeur à 2,15 m et la profondeur à 0,50 m donc, une capacité approximative d’un peu plus de 5 m³. Afin de maintenir la réserve d’eau, un petit barrage a été aménagé dans la partie ouest. Il est composé de blocs de pierres liés au mortier avec un enduit extérieur. Côté est, une réserve naturelle d’eau permettait au moyen d’un petit conduit de maintenir une quantité suffisante dans le vivier. Pour en effectuer la vidange au moyen d’une vanne, dont il reste d’ailleurs un vestige en bois, on observe, dans l’angle sud-est, un plot de pierres liées au mortier.
Au premier plan, le vivier, au dessus, la réserve d'eau.
En bas à gauche, le canal de vidange et les restes de la vanne en bois.
Représentation schématique de la structure.
Au fond de la partie nord, il reste quelques éléments de blocs pouvant correspondre éventuellement à un dallage.
Aucune période d'utilisation, ni aucun élément de la fonction de ces deux viviers ne nous sont actuellement parvenus. Toutefois, on peut admettre à titre d’hypothèse un lien entre le parc à huîtres de la Caillourie et ces deux viviers, comme c’était le cas à Regnéville-sur- Mer.
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La chapelle Saint-Louis de Carteret
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